23 mars 2013

Oamaru, le monde des pingouins bleus

La première impression que la ville d'Oamaru nous donna, fut un sentiment de malaise. C'est un bon début pour une ville, bravo la ville, chapeau bas !

En effet, nous arrivâmes, sifflotant une bon petit air de Johnny Halliday quand nous vîmes ce panneau étrange :

« Attention aux pingouins »

 pinguoin signCertes, attention, mais attention à quoi ? Totalement blagueurs et ignorants, nous imaginâmes déjà une attaque de pingouin armé d'arcs et de flèches, encerclant la voiture à la manière des indiens d'Amérique que nous avions vu faire dans des vieux westerns spaghettis. Et nous éclatâmes de rire :

« HAHAHAHA !»

en se pliant les genoux et les coudes, Margot percutant le volant avec son nez et moi même éclatant mes dents dans le pare brise. C'est violent quand on se marre chez nous.

 le velo fou

Cependant, et ce mot est important, car il nous fait revenir directement au début du récit, c'est à dire au sentiment de malaise que s'inocula en nous, tel un bon vieux virus de la grippe. Cependant donc, nous vîmes rapidement qu'il se passait quelque chose d'étrange, car la ville était déserte. Et cela en plein jour. Alors moi je veux bien que en Nouvelle- Zélande il n'y est personne, mais la faut pas pousser, en plein jour quand même, on va pas me dire que les bars son fermés. Comment on regarde le match de rugby ? Hein ? Ho alors !

 

Plan panoramique sur les rues vides, le vent chaud s'engouffrant dedans, et la subaru avançant tranquillement à la recherche d'un âme qui vive.

elephnant rock 3

Nous claquâmes nos portières avec les yeux éblouis par un soleil aveugle et la goutte de sueur roulant sur nos joues. Rien. Rien ne se passait.. Tellement rien que le malaise ne nous quitta plus, c'était comme un nouvel ami, sauf que dans cette situation, on n'en voulait pas, on le dégage l'ami chewing-gum, oui le parasite, on lui crache à la gueule.

Margot, l'esprit vif, proposa de quitter la ville morte. «  Je m'ennuie Alex, on s'en vas ?! »

Alex l'esprit curieux répondit: «  Attends Margot, je suis persuadé qu'il y a quelque chose a voir avec les pingouins, on est pas allez partout encore, je te propose, en tant que compagnon de voyage de chercher encore ».

Nous nous dirigeâmes alors un peu perdu vers le port. Et LA, il se passa quelque chose... Quelque chose que le simple mortel ne peut comprendre, ne peut envisager, ne peut même pas imaginer dans ses pires cauchemars  qui peut être par exemple de rêver de Benjamin Castaldi faisant un strip-teese sur une mélodie de Céline Dion ( ça doit être vraiment horrible entre nous): Sur la jetée, un amas de personne, pour dire la population de la ville, agenouillé ensemble et en silence devant... ON NE SAIT PAS ENCORE !

 

(le type de discours se situe selon le point de vue des personnages, Margot et Alex, on ne peut décrire alors quelque chose qui n'existe pas dans l'action qui est en train de se dérouler, est ce clair?)

 blue pinguin 5

Quelque peu troublés par cette vision fantasmagorique, nous nous glissâmes tout doucement derrière cette foule immobile pour essayer de percevoir quel était l'objet du culte. Et nous le vîmes. En chair, en os, en petit, en bleu. La prière générale s'adressait aux manchots, aux blue pingouins comme ils les appellent ici. Damned, on aurait du le deviner avant , mais bon nous ne sommes pas l'auteur omniscient d'un livre, nous sommes le point de vue interne au personnage, alors il faut le temps.

Autant vous dire que nous on était heureux de le voir ce pingouin car nous avions été maudit pendant ces longs mois à sa recherche. Mais on ne s'attendait pas à ça. Tout les blues pingouins de la NZ avait donc trouvé refuge à Oamaru qui les accueillait comme des rois.

Je vous décris rapidement la cérémonie qui a lieu tout les jours en l'honneur de ces animaux :

Tout d'abord la première phase que l'on appellera phase d'arrivé qui consiste à la sortie de l'eau du pingouin qui arrive comme une bombe avec l'aide des vagues et qui s'éclate littéralement sur les rochers, car le pingouins ne pense pas à freiner. A peine le temps que l'écume se dissipe, environ une dizaine de nourrisson sont jetés à l'eau en même temps dans des corbeilles en osier. Ne nous demandez pas pourquoi, c'est le rite, c'est comme ça. Ensuite commence la deuxième phase, la marche folle, qui dure environ 3heures, où les pingouins se dirige lentement mais sûrement vers leurs nids, gorgé de bébé qui braillent, demandant la pâté quotidienne. En même temps s'organise un grand bûché au centre du port, ou l'on fait brûler l'homme le plus vieux du village. Alors nous pensons avec Margot qu'il y a en se rappelant les sacrifices des bébés et maintenant du vieillard, une espèce de volonté de recréer l'équilibre du monde originel, mais rien n'est sur. Si vous avez des idées n'hésitez pas.

Enfin la troisième phase, la phase de la grande becquée, où les chieurs ferment enfin leurs gueule car lesdites gueules sont pleines de poiscaille. Mais détrompez vous le calme ne reviens pas tout à fait, car en même temps, toute la populace, dans une étrange transe hypnotique, se met à chanter et danser le long de la plage, en poussant des cris absolument euphoriques. Mais dans un autre langage. Enfin si on peut appelé ça un langage... Le style de danse rapidement, peut être classé dans un genre totalement nouveau que j’appellerai le néo-abstrait, plutôt un grand bordel, avec des gestes saccadés, des rythmes totalement différents et une coordination inexistante. Tout ce raffut ce conclut par un bain général, qui selon l'explication d'un local, sert à se laver de tout les pêchers accumulés le long de la journée, car nous avions oublié de le préciser, Oamaru est LA VILLE la plus dangereuse (en terme de criminalité)AU MONDE ! Mais bien sur !

 

Nous repartîmes donc quelques heures après la tombée de la nuit, satisfait de l'expérience du Pingouin bleu et en se disant quand même, que l'on en demandait pas tant. Mais bon ce pays n'aura pas fini de nous surprendre et c'est ça la magie de l'aventure.

 

Plan séquence en fondu noir après la focalisation de la caméra sur la subaru reprenant la route sous le ciel étoilé.

 

zim levi gail alex moi

 

Posté par dolbylink à 06:30 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Oamaru, le monde des pingouins bleus

    tieno like hobbo, tipou sur un vélo tout cela parmi les pingouins...NZ contrée insolite qui transforme les plus civilisés en personnages de bd ! zoubs daronesques

    Posté par didou, 26 mars 2013 à 22:35 | | Répondre
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